Union de prière

Fermer Présentation

Fermer Maison Boissier

Fermer Charte

Fermer Enseignements

Fermer Feuilles de prière 2021-2022

Fermer Vidéos

Archive

Fermer Biographie

Fermer Ecrits de Louis Dallière

Fermer Etudes des Retraites

Calendrier
Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 3 membres


Connectés :

( personne )
Visites

 294263 visiteurs

 6 visiteurs en ligne

Feuilles de prière 2021-2022 - FP 2021-22, 29+30

UNION DE PRIERE

         Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

             Tél.+33 475 608 5.51, Courriel : uniondepriere@gmail.com

IBAN : France : FR81 2004 1010 0706 6496 8P03 828 BIC : PPSTFRPPLYO ; Suisse : CH16 09000 0000 1476 1280 9

 

 
   

Vendredi 8 avril – Réunion interzones par Zoom

          19h30  Ouverture du zoom pour un temps de partage informel

          20h      Mot d'accueil et Louange

          20h35  Message (M. Helmlinger)

          21h      Prière et mot de conclusion / 22h fin du zoom

Lien pour rejoindre la rencontre : cliquer ici. Réunion 836 5221 1337, code secret : 708008

 

Lundi 4 avril (livret de prière p. 83)                         1er sujet : le Réveil des Églises Jean 15, 9-18 | Ps 95

Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Au début de l'évangile de Jean, les deux premiers disciples quittant Jean-Baptiste demandaient : "Rabbi, où demeures-tu ?" Jésus répond aujourd'hui : "Je demeure dans l'amour du Père ; aussi, si vous de­meurez dans mon amour, vous demeurerez avec moi dans cet amour du Père car je vous aime de l'amour même que me porte le Père et dont il vous aime à travers moi". Ainsi l’amour est le nouveau « lien » où nous devons demeurer. C’est là qu’avec nos frères nous trouverons le Seigneur qui nous conduit au Père. Cette perspective ne peut que nous remplir de joie.

Dieu notre Père, tu es fidèle aux hommes jusqu'à leur donner ton Fils. Garde-nous, en ce temps de vio­lence, fidèles à son commandement d’amour : ainsi pourrons-nous chanter ta gloire et demeurer dans ton amour.

Mardi 5                                   2ème sujet : le salut du peuple juif     Jean 15, 19-16.4 | Ps 96

Ces versets contrastent étonnamment avec ceux que nous avons médités hier. L'annonce sans transition en dix versets de la haine du monde envers Jésus et ses disciples (sept fois), sur l'horizon de l'amour de Dieu, manifeste avec force l’opposition irrémédiable décrite par Saint-Augustin, entre les deux cités, carac­térisées par leur devise : pour Babylone : "l’amour de soi au mépris de Dieu", et pour la Jérusalem cé­leste : "l’amour de Dieu au mépris de soi". Pas question pour les disciples de s’enfermer dans une attitude peureuse ou défensive : de même que le Christ a parlé ouvertement au monde ainsi ceux qui lui ap­partiennent sont envoyés dans la puissance de l’Esprit annoncer au monde la parole du salut qui est deve­nue leur propre parole.

Père, donne-nous de ne pas craindre ceux qui nous haïssent et nous persécutent. La haine du monde ne peut faire échec à ton dessein de salut et la persécution bien loin de nous séparer de toi nous fait entrer dans une relation plus intense avec ton Fils, soutenus par le Défenseur qu’il nous a envoyé d’auprès de toi, l’Esprit de vérité.

Mercredi 6                                      3ème sujet : l’unité de l’Église        Jean 16, 5-15 | Ps 97

L’annonce par Jésus de son départ remplit le cœur des disciples de tristesse. Pour ne pas laisser les siens dans un état de découragement et pour inverser le deuil en espérance, Jésus, de nouveau, leur pro­met l’Esprit Paraclet.

Quand viendra le Paraclet, "il confondra le monde", le monde du refus de Dieu "en matière de péché, de justice et de jugement". L’unique péché dont tous les autres découlent, est le refus de croire en l’Envoyé de Dieu. La glorification de Jésus sera la preuve irréfutable qu’il est bien le Fils unique du Père qui lui a rendu jus­tice en le ressuscitant. Enfin l’apparente victoire du "prince de ce monde" qui croyait triompher par le ju­gement inique et la mise à mort de l’Innocent par la croix, sera son échec et sa condamnation définitive.

Tel est le témoignage de l’Esprit, celui qu’il rend aux croyants afin qu’à leur tour ils en témoignent devant le monde.

Seigneur Jésus, tu es retourné vers le Père et nous ne te voyons plus. Préserve-nous de la triste pensée que nous serions tout seuls désormais. Tu nous envoies ton Esprit Saint : qu’il parle à notre cœur de toi et du Père. Il nous conduira à la vérité. Il prendra notre parti face au tribunal de ce monde. Il nous apprendra que les tourments de ce temps sont de courte durée et que la joie revient rapidement parce que la Pentecôte n’est jamais loin.

Jeudi 7                                 4ème sujet : l’avènement de Jésus et la résurrection Jean 16, 16-24 | Ps 98

La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. En évo­quant les souffrances de l’enfantement Jésus nous enseigne que la croissance ne se réalise qu’au prix de l’arrachement douloureux à ce qui est ancien. Telle est la condition qui permet l’accueil de la nouveauté. Jésus a voulu passer par là en premier : il souffre sur la croix les douleurs de l’enfantement de l’homme nouveau. C’est dans un grand cri qu’il passe de ce monde à son Père : cri de souffrance du nouveau-né, mais aussi cris de victoire de la vie qui s’est arrachée au filet de la mort où elle était maintenue prisonnière depuis le péché des origines. Le dernier mot n’est donc pas à la souffrance mais à la joie du matin de Pâques. Dans la lumière de Pâques, toute souffrance est désormais pénétrée d’une paix et même d’une joie venant de l’Esprit jaillissant du cœur du ressuscité.

Amen ! Viens, Seigneur Jésus !

Vendredi 8                                                  La Croix                           Jean 16, 25-33 | Ps 99

Alors que Jésus s’apprête à entrer dans sa passion il va révéler sans détour l’absolu de sa filiation dans le suprême abandon du Vendredi saint et le Père va révéler l’absolu de sa paternité dans la résurrection au matin de Pâques. C’est ainsi que sans employer de parabole, le Seigneur nous annonce ouvertement tout ce qui concerne le Père. Car le Père n’est pas absent de la passion, il ne se rassasie pas du spectacle de la souffrance de son Fils qu’il aurait exigé comme rançon de notre salut ! Le Père n’est pas impassible car l’amour se laisse toucher ; la compassion visible du Fils est la manifestation du pathos d’amour invisible du Père.

Seigneur Jésus, quand nous entrons dans une heure de solitude et d’épreuves, rappelle-nous la parole énergique par laquelle tu es entré dans ta passion : "courage ! Moi, je suis vainqueur du monde !" Nous pouvons pour un temps connaître des difficultés mais tu es ressuscité et dans la foi nous te reverrons et nous déborderons d’une joie que nul ne pourra nous ravir.

Samedi 9             U veille des Rameaux                  L’Église et les sacrements Jean 17, 1-26 | Ps 100

Avant d’entrer dans sa passion Jésus, comme le Grand Prêtre de la Nouvelle Alliance, va s’adresser à son Père avec une prière que la tradition a appelé "la prière sacerdotale". Après avoir vécu son dernier repas avec les douze, Jésus va, selon l’Évangile, lever les yeux au ciel dans une attitude priante et s’adresser à son Père. Sa prière va s’articuler en trois étapes. Dans un premier temps, Jésus va prier pour lui-même : Père, glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Puis il priera pour ses apôtres en les confiant à son Père : garde mes disciples dans la fidélité à ton nom, et enfin il va élargir sa prière à tous ceux qui, à leur suite, croiront en lui afin qu’ils soient un Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

Seigneur Jésus, en ta dernière heure, tu as prononcé une prière solennelle sur toi-même et tu t’es offert tout entier au Père. Chaque fois que nous célébrons ta Cène, en mangeant ta chair et en buvant ton sang, nous annonçons ta mort. Et c’est un engagement de notre part parce que, de nous aussi, tu veux faire une joyeuse offrande, unie à ton sacrifice, afin que le Père soit glorifié et qu’au dernier jour, toi, Jésus, avec le Père et avec l’Esprit, vous soyez tout en tous.

Lundi 11 avril (livret de prière p. 89 ou p. 121)         1er sujet : le Réveil des Églises Jean 18, 1-11 | Ps 101

Mieux que les autres évangélistes, Jean souligne la manière dont Jésus domine ceux qui semblent vouloir disposer de lui. C’est Jésus et lui seul qui, dans sa souveraine liberté, dirige les événements selon les desseins du Père, les menant à leur parfait accomplissement dans l’amour. Judas n’a même pas besoin de livrer son maître. Celui-ci se présente lui-même : qui cherchez-vous ? Bousculades imprévues ? Surprise devant la sérénité et la maîtrise de celui qu’ils viennent arrêter ? Mystérieuse terreur religieuse ? Quoiqu’il en soit, les gardes et les soldats reculent et tombent à terre, se prosternant sans le vouloir devant la majesté royale de celui qu’ils viennent arrêter. Comme le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis, Jésus protège les siens et les met à l’abri : si c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.

Seigneur Jésus, tu n’as pas repoussé la coupe que t’a donnée le Père et en acceptant de te livrer à tes ennemis, tu as obtenu le salut pour tes disciples. Montre-nous comment faire chaque jour la volonté du Père, et apprends-nous à oublier nos propres difficultés en nous souciant des autres.

Mardi 12                                  2ème sujet : le salut du peuple juif     Jean 18, 12-27 | Ps 102

Jésus, qui s’est présenté librement à ceux qui venaient le chercher, est à présent conduit ligoté devant Hanne. Seul Jean mentionne cet interrogatoire. Ce qui s’est passé là est important, pense-t-il, à cause du contraste saisissant entre la lâcheté angoissée de Pierre et le témoignage courageux de Jésus. Tandis que le maître se montre tel qu’il est, dans toute sa vulnérabilité, le premier d’entre ses disciples se dissi­mule à l’abri de trois mensonges et il tombe. Jésus ne tombe pas parce qu’il fait confiance au dessein de son Père. Il reste debout devant son juge.

Jésus répond au grand prêtre avec simplicité ; mais à son tour il pose une question ; d’interrogé il se fait interrogateur, d’accusé il se fait juge… tout le monde le comprend, même les gardes et l’un d’eux frappe cet insolent ! Mais Jésus reste calme et maître de la situation. Et personne n’ose lui répondre ni poursuivre l’interrogatoire. Il ne nous apparaît jamais aussi grand que lorsqu’il est le plus humilié. Jean n’ajoutera pra­tiquement rien au procès devant les grands prêtres. À peine signale-t-il que Jésus est passé chez Caïphe. On se dirige rapidement chez Pilate. Jean pense qu’à vrai dire un procès devant le Sanhédrin n’est plus nécessaire : ils l’ont d’ores et déjà condamné.

Seigneur Jésus, préserve-nous de la témérité et de la confiance en nos propres forces ; préserve-nous de la trahison. Et s’il nous arrivait d’imiter Pierre, fais que nous le suivions aussi dans sa contrition, que nous pleurions des larmes non d’amertume mais de repentir. Et toi, porte sur nous le regard que tu as porté sur Pierre, un regard plein de compassion.

Mercredi 13                                    3ème sujet : l’unité de l’Église     Jean 18, 28-40 | Ps 103

On imagine facilement l’ironie méprisante avec laquelle Pilate a pu dire à Jésus : tu es le roi des juifs ? Mais Jésus reste absolument calme et, de même qu’avec le grand prêtre, il renverse les rôles ; d’interro­gé, il devient interrogateur : dis-tu cela de toi-même ? Pilate répond avec impatience et brutalité. Tran­quillement Jésus lui parle de sa royauté qui ne peut se défendre par les armes, car elle est totalement liée à sa mission qui est de faire connaître la vérité sur Dieu et sur l’homme. Mais Pilate est beaucoup trop préoccupé par ses ambitions personnelles pour attacher de l’importance aux paroles de son prisonnier…

Seigneur Jésus, ta vie a été échangée contre celle de Barabbas. Tu étais venu pour les brigands, pour les pécheurs, pour les brebis perdues… Donne-nous la lumière de l’Esprit Saint pour que nous sachions dé­couvrir notre péché et te reconnaître comme notre sauveur et notre roi.

Jeudi 14                     4ème sujet : l’avènement de Jésus et la résurrection  Jean 19, 1-16 | Ps 116

Jésus livré aux soldats est traité en roi de dérision. La couronne d’épine et le manteau rouge sont les in­signes de sa misérable royauté… et cependant le Christ est véritablement roi, une royauté bien différente des royautés de ce monde, mais royauté authentique aux yeux de Dieu et aux yeux de tous ceux qui ac­ceptent de croire au scandale de la croix. Au moment même où il va être livré, Jésus paraît être relégué au second plan : Pilate est plus soucieux d’humilier les grands prêtres que de réserver un juste sort à ce condamné qui cependant le troublait. Et c’est bien le sens de la terrible ironie avec laquelle il le présente : voici votre roi ! Mais les grands prêtres trouvent là une occasion d’obliger le Romain détesté à montrer sa lâcheté et sa peur de l’empereur. En contrepartie, le gouverneur obtient que les grands prêtres proclament qu’ils n’ont d’autre roi que le César honni de tout le peuple ! Quant à Jésus, il se tait…

Seigneur Jésus, depuis ta venue, à la suite de Pilate, le monde entier t’interroge : "d’où es-tu, toi ?" À présent, tu réponds : "je viens du Père : suivez-moi !" Quand la tentation nous guette d’opter pour Cé­sar, pour notre propre carrière ou seulement pour trente deniers, donne-nous la force de choisir et de dire ouvertement : « nous sommes à toi, c’est à toi seul que nous voulons appartenir. »

Vendredi 15                  U Vendredi saint                             La Croix     Jean 19, 17-30 | Ps 31

Jésus conduit à son lieu d’exécution, va tout donner : ses vêtements dont on le dépouille, sa mère qu’il confie au disciple bien-aimé et sa vie enfin, qu’il va remettre à son Père. À la croix, Jésus va dire j’ai soif. On fixe alors une éponge, imbibée de vinaigre, que l’on suspend sur une branche d’hysope. Ces deux observations sont importantes. Le fait que l’éponge tendue à Jésus soit imbibée de vinaigre rappelle la di­mension terrible de l’événement ; mais le vinaigre, c’est aussi l’amertume qui vient rejoindre le mystère du dernier repas de Jésus en rappelant les herbes amères du repas pascal : l’amertume est ici donnée à son comble. Mais cette éponge imbibée de vinaigre est aussi accrochée à une branche d’hysope. Dans la litur­gie juive, l’hysope a une fonction rituelle. Elle est en effet la plante qui était utilisée selon le livre du Lévi­tique et le livre des Nombres, pour les purifications rituelles des péchés, de la lèpre ou de toute autre impu­reté. C’est aussi l’hysope qui servira dans la nuit de la Pâque lorsqu’Israël sortira d’Égypte pour marquer les maisons et protéger Israël (Ex 12.21–22). L’hysope et le sang de l’agneau qui purifie et qui sauve trouvent leur accomplissement dans la personne du Christ.

Seigneur Jésus, tu es le véritable agneau pascal. C’est pourquoi, en ce soir de la Pâque, pas un de tes os ne fut brisé. Tu es déjà mort. Mais, dans ta mort, tu es source de vie. De ton côté ouvert jaillissent l’eau du baptême et le sang de l’eucharistie, ces fleuves qui lavent et qui réchauffent notre monde sans amour.

Samedi 16                  Jean 19, 31-42 | Ps 30

Aucun de ses os ne sera brisé : ces quelques mots renvoient au sacrifice de l’agneau pascal et nous font comprendre que Jésus est le véritable agneau. Jésus meurt au moment où le sacrifice des agneaux s’achève dans le temple dont les portes se ferment alors que l’unique sacrifice de l’Agneau de Dieu an­noncé par Jean-Baptiste est accompli et que s’ouvrent, dans la chair du Christ, les portes du Temple Nou­veau qui donne accès à Dieu pour tout homme. L’eau et le sang, signes de vie et de purification désormais accessibles à tous, sont les moyens qui permettent de rejoindre Dieu dans le sanctuaire nouveau qu’est le Christ. Ainsi s’éclaire ce qu’avait entrevu le prophète Ézéchiel : voici que de l’eau sortait du dessous le seuil du temple, vers l’orient, car le temple était tourné vers l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit du temple… voici que l’eau coulait du côté droit… c’était un torrent… voici qu’au bord du torrent il y avait une quantité d’arbres de chaque côté… au bord du torrent, sur chacune de ses rives, croîtront toutes sortes d’arbres fruitiers dont le feuillage ne se flétrira pas et dont les fruits ne cesseront pas (Éz 47.1, 5, 7, 12).

Seigneur Jésus, tu nous as lavés par l’Esprit Saint dans l’eau du baptême ; tu nous nourris de ton corps et de ton sang, offerts dans l’Eucharistie. Accorde-nous de savoir contempler ton cœur transpercé et de re­cevoir avec simplicité le témoignage du disciple bien-aimé, afin que nous aussi, nous croyons.


Date de création : 05/04/2022 @ 11:06
Dernière modification : 05/04/2022 @ 11:06
Catégorie : Feuilles de prière 2021-2022
Page lue 249 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


^ Haut ^