Prière de saint Philarète, métropolite de Moscou, pour l'acceptation de la volonté de Dieu.
Seigneur, je ne sais que Te demander. Tu es seul à savoir ce dont j'ai besoin. Tu m'aimes davantage que je ne puis m'aimer moi-même. Accorde-moi, à-moi Ton serviteur, de voir ce que je suis incapable de demander par moi-même. Je n'ose demander ni la croix, ni la consolation. Je me tiens seulement devant Toi. Mon cœur T'est ouvert. Toi qui vois mes besoins quand bien même ils me sont inconnus, vois et agis en moi selon Ta miséricorde. Frappe-moi et guéris-moi. Humilie-moi et relève-moi. Je révère Ta volonté, et je me tiens silencieux devant Toi, devant Ta volonté sainte, et devant Tes décrets impénétrables. Je me donne à Toi entièrement. Il n'y a en moi ni volonté, ni désir, si ce n'est celui d’accomplir Ta volonté. Enseigne-moi à prier. Viens prier Toi-même au-dedans de moi.
Un frère de l'UP nous propose cette prière. En lien avec les événements du 17 octobre en France, voici son témoignage :
Ayant vécu douloureusement ces événements, je ne peux éviter de m'identifier aux casseurs en pensant, avec des larmes de repentance, à mes 22 ans. En 1974, l'évangéliste Gérard Peilhon était venu visiter la Maison Centrale où j'étais incarcéré. Il avait chanté ce chant-prière qui m'avait marqué, comme il le raconte dans son livre "Dieu à l'ombre, un pasteur chez les taulards" (2003, Ligue pour la lecture de la Bible, p.181-194). Nous sommes loin de la prière de Philarète de Moscou, mais cette prière peut aussi être une intercession pour les jeunes désespérés d'aujourd'hui
Seigneur, vois tous ces gars aujourd’hui réunis,
Leur esprit et leur cœur ont soif d’une autre vie,
Fais leur comprendre, par moi, ton amour infini,
Que rien dans mes chansons ne soit hypocrisie
D’une vie morne et folle ils en ont plein le dos,
Ils veulent un nouveau rôle, donne-leur le plus beau.
Certains ont gaspillé le meilleur de leur être ;
D’autres, bien mal en point, s’assemblent comme bêtes
Ceux-ci ne savent plus ce que veut dire honnête,
Ces derniers, misérables, courbent toujours la tête
Leur fureur de la vie les conduit au néant.
Le trou noir de l’ennui est sous leurs pas, béant.
Pour le franchir d’un bond, il faut être géant,
Et non ce pauvre nain, marchant d’un pas traînant.
Seigneur, tu as porté l’horreur du genre humain,
A l’homme bas-tombé tu as tendu la main.
Fais-le pour mes amis, sans attendre demain
Qu’après la nuit pénible, se lève un clair matin.