Serge Jacquemus nous livre deux citations et un témoignage.
Nicétas Stéthotos (Constatinople XIème s.) écrit : “...l’âme croyante, à sa mort, plante sa tente dans les lieux de la gloire de Dieu. Elle est dans l'allégresse et éprouve une joie parfaite dans l'espoir de jouir des biens éternels de Dieu, avant même la restauration future et le retour définitif des choses divines“ (02 XIII).
Après cela je vis : C'était une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l'agneau, vêtus de robes blanches et des palmes à la main. Ils proclamaient à haute voix : Le salut est à notre Dieu qui siège sur le trône et à l'agneau. (Ap 7.9-10)
S’appuyant sur ce texte, Nicétas Stéthotos enseigne que les âmes des justes partagent la condition des anges : “Parmi les âmes qui émigrent, les unes sont pures et parfumées, semblables à Dieu, remplies de gloire divine et de lumière absolument immaculée : ce sont celles des saints ; elles brillent à la sortie du corps comme le soleil, à cause des œuvres de justice, de sagesse et de pureté. Celles-là (par l'intermédiaire des anges amis qui les emmènent vers la lumière primordiale, suressentielle, immatérielle, incompréhensible même aux anges, Dieu lui-même glorifié et adoré en Père, Fils et Esprit Saint par les puissances infinies) celles-là montent, telles des lumières de troisième ordre grâce aux lumières du deuxième ordre. Arrivées là, elles se prosternent devant le trône de Sa gloire dans la crainte chaste et dans la joie de l'Esprit Saint ; autour d'elles les Chérubins et les Séraphins et toutes les puissances d’en haut qui sont pénétrées de crainte et de tremblement et qui remplissent d'audace les âmes qui montent. Puis voici que, sur un signe de Dieu, chacune d'elles va se joindre de manière intime et pure, comme un ami rencontre un ami, à l'ordre angélique dont il a reçu en grâce la gloire et le rang par la communication de l'Esprit Saint durant la vie présente et avec lequel elle s'est manifestée dans l'Église des fidèles pour l'édification du corps du Christ. Elle se joint à ce rang hiérarchique au point d'avoir le même genre de vie, de se réjouir et de se reposer avec lui à l'avenir, à l'ombre de ses ailes, jusqu'à la commune restauration qui arrivera sur l'ordre de Dieu. (De l’âme, XIV)
Don Grey Barnhouse, pasteur à Philadelphie pendant des années, a perdu son épouse alors que sa fille était en bas âge. Il a essayé d'aider l'enfant à supporter la perte de sa maman. Un jour qu'ils étaient en voiture, un énorme camion les a recouverts de son ombre alors qu'il les dépassait. Le pasteur a eu une idée. Il a demandé à sa fille : “Préfèrerais-tu être écrasée par un camion, ou par son ombre ? – Par son ombre, bien sûr. Elle ne peut pas du tout nous faire du mal. “ Il a répondu : “C'est vrai. L'ombre est sans danger. Eh bien, ce n'est que l'ombre de la mort qui a enveloppé ta mère. Elle est en vie et bien plus que nous, parce qu'il y a deux mille ans, le vrai camion de la mort a écrasé Jésus. Désormais, si nous croyons en lui, seule l'ombre de la mort peut nous recouvrir, et elle est mon laissez-passer pour la gloire.