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UNION DE PRIERE

         Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

                                       uniondepriere@gmail.com

                    CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Rédactrice: pasteure Catherine Louvet

Lundi 6 avril (livret de prière p. 83)                                                                                    Marc 14.53-65 | Ps 61

Voilà nous y sommes ou plutôt Il y est. Car, dans ce moment, Jésus est seul, seul face aux autorités, seul face aux témoins qui mentent. Seul face aux serviteurs qui comme d’autres le frappent. Les deux mots que j’utilise sont fort : menteur et frapper. Pour le mot frapper, le grec corrobore mon propos : en effet le mot utilisé signifie donner un coup avec une baguette ou un bâton mais aussi frapper avec le plat de la main, gifler. En ce qui concerne le mot mentir que j’utilise, le grec parle de témoignages qui se contredisent et de faux témoignages. On pourrait aussi dire, « ils ont mal compris » surtout concernant le verset 58 : Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. Et en effet, Jésus ne dit pas « je détruirai ce temple » il dit « détruisez ce temple » (Jn 2.19). Ils ont mal compris, ils ont mal parlé… : Seigneur garde moi de trop parler, garde moi de mal parler. A tout cela Jésus ne répond pas : Seigneur apprends-moi le silence.

Mardi 7                                                                                                                        Marc 14.66-72 | Ps 62

Petit à petit tout se met en place ; après les faux témoins : la trahison des proches, des amis, des frères. Jésus n’est pas surpris. Il l’avait annoncé. Il n’est même pas là à ce moment du récit dans l’évangile de Marc, ni dans l’évangile de Matthieu, ni dans celui de Jean. C’est seulement dans l’Évangile de Luc que nous pouvons lire : Le Seigneur s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint…  (Lc 22.61). Cependant dans trois évangiles Pierre pleure : amèrement dans Matthieu et Luc ; dans Marc il pleure et Jean ne dit rien. Mais dans tous les Évangiles un travail commence en lui, une métamorphose s’opère qui sera visible, éclatant de la gloire du Seigneur le jour de la Pentecôte. 

Seigneur j’ai menti, j’ai mal parlé, j’ai trahi ; je t’ai trahi, métamorphose-moi et que par ma bouche tes Paroles soient prononcées.

Mercredi 8                                                                                                                     Marc 15.1-15 | Ps 63

Les principaux sacrificateurs, les anciens, les scribes, le sanhédrin tinrent conseil. Ils sont « TOUS » là ; et ils « discernent » ???? Ils se consultent, ils délibèrent nous précise le grec. Et tout de suite après ces paroles-là, le texte dit : « Après avoir lié Jésus » attaché, dans des chaînes. Ces liens physiques ne seraient-il pas le reflet de leurs paroles ? Ils ont TOUS DISCERNÉ !!! Cette fois-ci il n’y a plus rien à dire et Jésus ne dira rien. Pilate aura beau l’interroger, Jésus ne dira plus rien. Cependant, auparavant en Mc 14.53-65 Jésus parle. Il répond au souverain sacrificateur quand ce dernier lui demande : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? (si cette formulation sonne étrangement, c’est qu’en hébreu il serait plus vraisemblablement dit "le Saint Béni soit-il"). Jésus répond : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel ». 

Seigneur devant toutes les accusations qui me/nous sont parfois faites, donne-moi/nous de garder le silence et de savoir qui je suis / nous sommes en toi.

Jeudi 9                                                   Pessah                                                           Marc 15.16-32 | Ps 64

Encore un TOUS, après le TOUS des disciples qui ont TOUS fui, le TOUS des coreligionnaires qui ont TOUS discerné, après le TOUS de la foule qui a crié « crucifie-le », voici le TOUS du monde. Et TOUT y est : TOUTES les violences morales, physiques psychologiques et en boucle ! Répétées jusqu’au bout, jusqu’à la croix et même sur la croix. Et toujours ce silence. Mais un refus : Jésus refuse le vin mêlé de myrrhe. Que refuse-t-il ? La myrrhe mêlé à du vin a deux propriétés : elle adoucit le vin et elle procure un effet soporifique. 

Seigneur, c’est en Toi que je suis appelé(e) à trouver la douceur, le calme, le repos et la paix. Dans les moments les plus difficiles de ma vie, aide-moi à rester centré sur Toi, Jésus, et à te dire :  

                        Je n'ai que toi, que toi dans le ciel,

                        je ne désire rien d'autre que toi sur la terre.

                        Si je suis faible ou même si je tombe,

                        Dieu est le soutien de mon cœur.

Vendredi 10                                            Vendredi Saint                                                                           Marc 15.33-41 | Ps 65

Maintenant les ténèbres qui recouvrent tout : « sur TOUTE la terre ». Mais quand donc cela s’arrêtera-t-il ? Toute cette souffrance n’était-ce pas assez ? La souffrance n’est pas ce qui importe, elle ne doit pas nous détourner du but que Dieu a fixé, elle ne détourne pas Jésus du but fixé : glorifier Dieu en obéissant à sa Parole et rétablir l’intimité de TOUS avec le Père éternel en permettant à TOUS ceux qui cherchent Dieu TOUT leur cœur, de TOUTE  leur âme et de TOUTE leur force de le trouver.

Si le grain de blé ne meurt… Jésus leur répondit : L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l’honorera… (Jn 12.24).

Seigneur que ta vie donnée à la croix vienne crucifier ma chair ; oui je veux mourir à moi-même pour vivre avec Toi dans ton royaume.

Samedi 11                                                                                                                   Marc 15.42-47 | Ps 66

Jésus est mort. C’est la fin, en tous cas c’est une fin et il convient de la gérer au mieux. Dieu pourvoit : Joseph d’Arimathée arrive, et le texte nous dit : « lui-même attendant le royaume de Dieu ». Voilà ce qui le met en route : le royaume de Dieu ; voilà ce qui le fait agir : le royaume de Dieu. Cette attente est tellement concrète ici. Il convient de mettre le corps au tombeau avant Chabbat. Et cela va coûter à Joseph un linceul qu’il doit acheter et un tombeau taillé dans le roc qu’il cède. Là encore c’est concret. Le texte inscrit la mise au tombeau du coté de l’attente d’un à - venir et pas d’une fin.

Seigneur donne moi d’être concret dans mon attente du royaume. Que puis-je donner pour que ton royaume advienne ? Dans ces temps, quel acte va être signe d’un à-venir, quel acte va être signe de ton royaume ?

Dimanche 12                                          Pâques                                                         Marc 16.1-8 | Ps 61

Enfin le jour se lève ! Ce premier jour qui est aussi le huitième jour est jour de résurrection. Ce matin-là résonne comme un chant de victoire. Là où trois jours plus tôt lors d’un autre matin s’élevait un chant funeste (Mc 15.1-15). La Vie après la mort. 

Les femmes arrivent au tombeau : « qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? ». Et au verset suivant : « levant les yeux… » le grec de préciser : « retrouvant la vue… » En ce huitième jour, jour de résurrection, elles voient, leurs yeux s’ouvrent à la dimension spirituelle des choses. Elles voient la pierre roulée ET un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche. Elles voient dans les deux dimensions : matériellement et spirituellement. Cet élargissement de leur vue demande, nécessite un temps d’adaptation. Elle ne peuvent pas le mettre en mots tout de suite, c’est déstabilisant quand les choses d’en haut descendent en bas.

Seigneur ouvre mes yeux pour que je TE voie.

Lundi 13 avril (livret de prière p. 89 ou 121)                                                                         Marc 16.9-20 | Ps 67

C’est conditionnel ! Les miracles ; c’est conditionnel ! Dans la finale de Marc il y en a deux des conditions : ALLER et PRÊCHER.

Aller nous est familier : nous l’avons déjà entendu avec Abraham : Lech Lera : va pour toi ; mais aussi va vers toi. Pars pour cette grande aventure de la vie qui te permettra un jour toi aussi de te lever et de dire JE SUIS, comme le Christ, à la suite de Jésus-Christ. 

Prêcher est moins habituel. Bien sûr il y a eu Jean Baptiste : une voix qui crie dans le désert. Alors toi aussi CRIE dans les déserts. Crie la Parole de Dieu et qu’en Jésus-Christ nous sommes TOUS sauvés et aimés par le Père éternel.

Seigneur, que ce matin soit un jour nouveau qui s’ouvre devant moi. Qu’en Jésus-Christ je devienne l’humain que tu m’appelles à être et qu’en criant ton Nom je crie ton éternité sur le monde. Comme Toi, quand Tu as crié en Genèse 1 et que le monde a été créé par ta Parole (en hébreu on peut traduire « et Dieu dit » par « et Dieu cria » dans ce contexte).

Mardi 14                                                                                                                         2 Samuel 11 | Ps 68

Quel souci d’intimité ! Quelle idée de se baigner là où l’on peut être vue ? Et que signifie ce passage étrange du verset 4 : Et David envoya des gens pour la chercher. Elle vint vers lui, et il coucha avec elle. Serait-ce à dire que Batchéva est plus que consentante ? Qu’elle est pleinement actrice de ce qui se passe avec David ? Et le texte d’insister : elle se purifie avant et après cette rencontre. Pourquoi ? Quel est son désir ? Que veut-elle ?

Seigneur dans ce que je veux montre-moi qu’elle est ta volonté parfaite. Que je ne sois pas prisonnier/ère de mon désir, de mes envies. Qui, même, si je les entoure de l’apparence de la sainteté peuvent se révéler chemins de mort.

Mercredi 15                                                                                                            2 Samuel 12.1-14 | Ps 69

Nathan raconte une histoire, elle est tellement décalée qu’on pourrait, dans une premier temps, la penser à côté de la plaque. Mais non Nathan retombe bien sur ces pieds et c’est David qui prononce lui-même la sentence contre lui-même : l’Éternel est vivant ! L’homme qui a fait cela mérite la mort. Et Nathan de continuer à parler… Ah ces prophètes ! Encore des critiques ! Jamais une parole d’encouragement ! Toujours à reprendre et à se mêler de la vie des autres ! Ne pourraient-ils pas se taire un peu de temps en temps ! Mais Nathan ne se tait pas, il parle de la part du Seigneur, il met en lumière, il annonce les conséquences de cet acte.

Seigneur comme j’aimerais qu’il y ait un variateur d’intensité de lumière et surtout comme j’aimerais que le curseur soit de mon côté. Parce que, Tu sais, parfois ta Lumière, elle est un peu trop vive. Tu pourrais nuancer un peu ? S’il te plait ?… Ou alors je pourrais à la suite de David dire un mot : PARDON.

Jeudi 16                                                                                                                2 Samuel 12.15-25 | Ps 70

Dieu a dit. Et la chose arrive. L’enfant meurt. Prier, jeûner, supplier à quoi bon espérer que les conséquences de mon péché soient transformées en bénédiction ? N’est-il pas écrit que l’obéissance vaut mieux que les sacrifices (1 S 15.22) ? Cet enfant rejoint le Père Éternel. Quand David l’apprend il se lève, se lave, se parfume, change de vêtements puis il va se prosterner dans la maison de l’Éternel, et il mange plus tard en rentrant : David plie, il se soumet à Dieu. Et cette fois c’est lui qui va auprès de Batchéva ; c’est une vraie rencontre. Et un enfant va naître, aimé par Dieu et béni par le prophète.

Seigneur ta Parole est la vérité ; Tu ne transformeras pas, par une sorte de magie, le mal en bien. Aide-moi à assumer le mal que j’ai fait, à demander pardon, à accepter d’être pardonné et à recommencer, conformément à ta Parole. Pour que ta bénédiction puisse descendre sur moi et autour de moi.

Vendredi 17                                                                                                          2 Samuel 12.26-31 | Ps 71

La parenthèse se referme. Tout commence au chapitre 11 avec le siège de Rabba capitale des Ammonites. Et tout se termine ici avec la prise de Rabba par David qui rejoint le front et qui remporte une victoire totale sur ces ennemis. Pourquoi avoir inséré l’épisode de son adultère avec Batchéva entre le début et la fin de cette bataille ? Pourquoi cette bataille a-t-elle eu lieu ? David envoie ses serviteurs pour consoler le jeune roi des Ammonites qui vient de perdre son père. Ce dernier, pensant que les intentions de David sont malveillantes, humilie les serviteurs en faisant couper leurs barbes et leurs habits par le milieu, révélant ainsi leur nudité. Les serviteurs sont nus et leur nudité est faite pour humilier elle provoque la honte et doit être cachée. Il y a la nudité de Batchéva qui relève de la séduction et qui amène la mort. Et il y a la nudité de David, au travers des paroles du prophète, qui met en lumière ce qui était caché. Cette nudité-là est la seule, qui, à la fin apportera la vie.

Seigneur de quoi suis-je nu, par qui suis-je nu et devant qui suis-je nu ? Qu’importe ? Pourvu que cette nudité, quelle qu’elle soit, je te l’apporte car Toi seul, Tu donnes la VIE.

Samedi 18                                                                                                              2 Samuel 13.1-22 | Ps 72

Conséquences : Nathan l’avait dit, et ce n’est que le début ! Amon couche avec sa sœur Tamar et le pire arrive. En 2 S 16.21 et ss, Absalom couchera avec les femmes du harem de son père David, « à la vue de tous ». Mais revenons à notre passage. Amnon passe de la passion la plus ardente à l’aversion la plus forte. Comme si son péché c’était elle ! Elle lui renvoie l’image de sa propre laideur, de sa propre violence, de son propre déshonneur. C’est insupportable. 

Tamar est en deuil, elle est désormais comme une morte vivante. Sans plus aucun avenir, elle n’est plus, et ce pour le reste, de sa vie. C’est long, c’est long une vie placée à l’ombre de la croix, dans l’humilité, dans l’obéissance aux paroles du Christ.

Seigneur, la croix c’est pour toute ma vie, pas seulement pour trois jours ; pas seulement de temps en temps. Seigneur cette vie là n’est possible que parce que tu m’ouvres les yeux pour voir ta gloire mon avenir, mon espérance. Seigneur Tu es ma Vie.


Date de création : 04/04/2020 @ 11:51
Dernière modification : 04/04/2020 @ 11:52
Catégorie : FP 2019-2020
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