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UNION DE PRIERE

Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

                                    uniondepriere@gmail.com

              CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Dimanche 8                                              U 2ème semaine de l’Avent                                         Psaume 80 | Ps 72

O Dieu relève nous ! Fais briller Ton visage, et nous serons sauvés (v. 4, 8, 20). Viens Lumière véritable, Viens, vie éternelle. Viens, Toi qui relèves ceux qui sont tombés. Viens, Toi qui redresses ceux qui sont abattus. Viens, résurrection des morts. Viens, Roi très saint. Viens et demeure en nous. Reste à tout jamais en nous, Et règne sans partage en nous, Toi seul, dans les siècles des siècles. Amen.Syméon le Nouveau Théologien, S.C.156, p.151

Les textes que nous allons méditer sont tirés de la deuxième partie du livre d’Esaïe qu’on appelle le livre de la Consolation. Ils sont toujours d’actualité. Consolation pour le peuple d’Israël et consolation pour nos communautés tentées par le découragement et une attitude d’attente résignée de temps meilleurs…

Lundi 9 décembre (livret de prière p. 89)                                                                           Esaïe 40.12-31 | Ps 112

Les cultes païens de Babylone exerçaient une véritable fascination sur les déportés d’Israël. Les dieux de Babylone aux statues d’or paraissaient toujours triompher. Leur fête était grandiose, leur clergé puissant et leurs liturgies impressionnantes. À beaucoup d’entre eux le Dieu d’Israël ne semblait qu’un petit dieu local battu par le dieu Mardouk. Aussi, par l’entremise du prophète, Dieu s’adresse à son peuple découragé et, par une argumentation serrée, révèle sa grandeur de créateur et de maître de l’histoire.

Aujourd’hui, la science et la technique exercent une véritable fascination. Puissent les chrétiens alerter leurs contemporains sur une forme d’anesthésie ou de séduction par et pour la technique. La liberté grandit-elle dans le fait d’utiliser la technique puisqu’elle est là, ou dans le fait d’exercer son discernement jusqu’au bout ? Au nom du progrès, un délire technologique a conduit à la destruction de la planète et la folie de techniciens, manipulant sans discernement les embryons, altère la dignité de l’homme, image de Dieu. 

Éclaire-nous Seigneur de ta sagesse créatrice et gardes-nous de mépriser un seul de ces petits qui sont tes frères.

Mardi 10                                                                                                                                Esaïe 42.1-9 | Ps 113

Ce premier chant nous présente le serviteur de Dieu comme un homme humble, discret, choisi par Dieu et à qui Dieu parle avec tendresse. Qui est-il, ce serviteur ? Cyrus le roi des Perses ? Le peuple d’Israël, pauvre, opprimé et découragé mais qui reste fidèle ? Le roi-messie à qui Dieu dit : je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations ? Toutes ces réponses ont leur valeur. Mais nous reconnaissons en lui le portrait prophétique de Jésus. A sa façon, le vieillard Siméon reprendra, dans son cantique, des mots semblables : mes yeux ont vu ton salut préparé à la face des peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël, ton peuple

Seigneur fait de nous de véritables disciples du Christ Jésus, doux et humble de cœur afin que ton peuple Israël n’ait plus peur de te reconnaître en lui.

Mercredi 11                                                                                                                       Esaïe 42.10-25 | Ps 114

Le premier chant du serviteur annonçait la guérison des aveugles ; il est complété par un hymne de victoire, invitant les fidèles à chanter le cantique nouveau à la louange de Dieu. Qui sont-ils ces sourds et ces aveugles que le Seigneur veut guider sur le chemin du retour ? Ce sont sans doute des juifs de Babylone qui désespéraient de leur situation et n’y voyant aucune issue mais Dieu n’abandonnera pas ses projets.

Seigneur, réveille en nous ce désir de l’unité, telle que tu la veux, par le chemin que tu veux afin que nous puissions chanter ensemble le cantique nouveau à la louange de ta gloire.

Jeudi 12                                                                                                                               Esaïe 43.1-13 | Ps 115

Paroles très fortes de tendresse de Dieu, pour son peuple aliéné et perdu : « tu es à moi ». Dieu va reprendre au monde qui le tient prisonnier, son peuple Israël qu’il a créé avec le soin amoureux d’un potier. Il le sauvera en toute circonstance, y compris dans les périls mortels de l’eau et du feu. Car depuis toujours, il l’aime.

Tes paroles, Seigneur, s’adressent aussi à chacun de nous, et nous font désirer la venue en gloire de ton Fils, le Messie d’Israël.

 

 

 

Vendredi 13                                                                                                                       Esaïe 43.14-28 | Ps 116

Dans cet oracle le prophète décrit avec beaucoup de lyrisme les prodiges du nouvel exode. Pas de nostalgie, le nouvel exode dépassera l’ancien… dans le désert du Sinaï les Hébreux avaient erré. Les déportés de Babylone suivront une route toute tracée. Même les animaux sauvages seront transformés. Malheureusement l’annonce des merveilles de Dieu est confrontée à l’ingratitude et au doute.

Nous te rendons grâce, Dieu notre Père pour l’amour manifesté en la croix de ton fils Jésus qui nous ouvre le ciel ! De son côté ouvert ont jailli des fleuves d’eau vive…

Samedi 14                                                                                                                             Esaïe 44.1-8 | Ps 117

Jamais le peuple n’avait été si nettement assimilé au patriarche Jacob. Dieu n’a-t-il pas formé le corps de Jacob dans le sein de Rebecca ? Son œuvre date d’avant sa naissance, elle vient de son amour totalement gratuit.

La terre profanée par le péché de ses habitants, se trouve désolée, assoiffée mais Dieu va verser sur elle l’eau vivifiante. Ses récoltes abondantes ne feront plus honte aux juifs revenus de l’exil qui clameront alors leur fierté d’être le peuple de Dieu, ce dont ils se feront à jamais un titre de gloire. 

Seigneur, l’homme moderne a du mal à percevoir l’efficacité de gestes, en particulier des gestes sacramentels. Nous sommes une civilisation de l’écoute, de la parole, du verbe, du dit. "C’est la parole qui me dit quelque chose. Le reste, comme les sacrements, les gestes, les rites, le rituel, c’est de la magie." Pourtant c’est ton amour qui s’exprime à travers tous ces gestes et ces signes sensibles (l’eau, l’huile, le pain et le vin).

Dimanche 15                                     U 3ème semaine de l’Avent                                                Psaume 85 | Ps 117

Le Seigneur parle de paix à son peuple et ses fidèles (v. 9) : c'est dans le cœur que le Seigneur parle ainsi, dans le cœur qu'habite le Christ (Ep 3.17). Accueillons donc entre nos bras cette miséricorde que nous avons reçue dans le temple de notre cœur (Ps 48.10).Amour et vérité se rencontrent (v. 11) : selon le cours ordinaire des choses,  jamais il n'y a virginité là où l'on trouve la fécondité, jamais il n'y a la fécondité où l'on trouve la virginité. Unique est celle en qui virginité et fécondité "se sont rencontrées".                                                                                              Bernard de Clairvaux

Lundi 16 décembre (livret de prière p. 95)                                                                           Esaïe 44.9-20 | Ps 106

Satire pleine d’ironie contre les fabricants d’idoles : n’oublions pas que notre prophète écrit en Babylonie. Partout, autour de lui, des temples, des statues de dieu, des liturgies fastueuses où se rassemblent des foules. Mais sa position est radicale : tout cela n’est rien !

En écho, voici ce qu’exprime Justin, un chrétien né en Samarie, philosophe de langue grecque, venu à Rome vers 150, martyrisé en 167 : « Nous seuls, nous souffrons persécution pour le nom du Christ. Nous ne commettons aucun crime, et on nous tue comme des scélérats. Tout autour de nous on adore des arbres, des fleuves, des chats, des souris, des crocodiles, des animaux de toute espèce. Et ce culte n'est pas universel ; non, chacun a son idole, en sorte que pour son voisin, dont il ne partage pas la croyance, c’est un impie. Et le seul chef d'accusation que l’on puisse invoquer contre nous, c’est que nous n'adorons pas vos dieux, que nous ne faisons aux morts ni libations ni offrandes ; que nous ne consacrons aux idoles ni couronnes ni victimes ; des victimes ! »

Autrefois les idoles étaient en métal, aujourd’hui elles sont en « mental ». Seigneur, garde-nous des idéologies qui, telles des sirènes, veulent nous attirer sur des chemins de mort. Manifeste en nos communautés ta puissance d’amour et de vie.

Mardi 17                                                                                                                            Esaïe 44.21-28 | Ps 107

Quel contraste avec la description satirique précédente : le prophète rappelle à Israël sa vocation. Dans un beau parallélisme, le peuple de Jacob est invité à se souvenir de Dieu, car lui n’oublie pas Israël. Il l’a formé et son enfant est son serviteur. Dieu a pardonné tous ses péchés à Israël, aussi celui-ci doit-il se convertir pour réaliser la prophétie que contenait le nom du fils aîné d’Esaïe qui s’appelait : « Un reste reviendra ». 

Merci, Seigneur de confirmer à Israël, ton peuple, sa vocation !

Mercredi 18                                                                                                                         Esaïe 49.1-13 | Ps 108

Deuxième chant du serviteur : présenté au monde par Dieu dans le premier chant, le serviteur expose maintenant aux peuples les plus lointains la mission qu’il a reçue, il se nomme cette fois-ci par son nom : Israël. Cyrus instrument temporaire s’est révélé décevant. Dieu a appelé son serviteur dès le ventre de sa mère comme il l’a fait pour Jérémie. Il a prononcé son nom comme il avait prononcé le nom de Cyrus, mais tandis que le glaive de Cyrus a pulvérisé les rois, la parole du prophète est une épée tranchante. Flèche acérée, le serviteur est serré  dans le carquois du  Seigneur…  car il a dû se cacher.  Comme Jérémie, le serviteur dit sa lassitude : il

 

s’est fatigué en vain. Mais Dieu le gardait dans son carquois, en paraissant l’oublier. Il le confirme dans sa mission de ramener tout Israël sur sa terre et en plus d’être la lumière des nations et finalement d’apporter le salut à tous les hommes. 

Père, que tes flèches d’amour nous blessent afin que nous soyons davantage attirés vers toi et l’Unité du corps de ton Fils.

Jeudi 19                                                                                                                             Esaïe 49.14-26 | Ps 109

Vrai message de consolation de Dieu, adressé à Sion, sa cité sainte désolée. Sion se lamente en sa solitude d’épouse abandonnée et de mère ayant vu disparaître tous ses enfants, deux catastrophes atteignant la vocation de la femme en ce qu’elle a de plus essentiel. Abandonnée, oubliée, deux mots du langage amoureux pour présenter le drame de l’Alliance. Aussi Dieu réagit-il immédiatement contre la plainte de sa cité bien-aimée ; il n’a, quant à lui, jamais renié le choix amoureux qu’il en a fait, lors de sa conquête par David. À cette splendeur retrouvée de la cité détruite, Dieu ajoute les vocations de ce qui, en Israël, constitue par excellence la gloire de la femme, sa fécondité ; une fécondité prodigieuse qui dépasse tous les rêves imaginables. 

Seigneur Jésus, par ta venue, mets fin dans le monde au règne de la force. Car tu es fidèle à tes promesses.

Vendredi 20                                                                                                                                 Esaïe 50 | Ps 110

Dans ce texte aux allures de procès se trouve l’une des pages les plus pathétiques du second Isaïe, connue sous le nom du troisième chant du serviteur. Il n’y a aucune raison de douter que celui qui parle soit le prophète lui-même, mais cette fois-ci c’est un personnage anonyme qui se présente lui-même comme un parfait disciple, victime de la persécution de son entourage, et qui attend avec une foi invincible le jugement de son Dieu. 

Père, nous reconnaissons en cet homme, ton fils Jésus qui a subi tant d’outrage lors de son procès. Soutiens de ta force, tous les martyrs d’aujourd’hui, persécutés en raison de leur foi.

Samedi 21                                                                                                                           Esaïe 51.1-16 | Ps 111

Un poème didactique faisant suite au chant du serviteur, invitant les fils d’Abraham à méditer à partir de l’histoire d’Abraham et de Sarah. Pour la première fois un prophète s’efforce de relire l’épopée d’Abraham : sa solitude du patriarche, lors de l’appel de Dieu comparable à celle de Sion. Jérusalem, assimilée à la terre stérile et désertique après sa faute, redeviendra le paradis terrestre. Comme Abraham avait été invité par Dieu à lever les yeux au ciel pour compter les étoiles aussi nombreuses que sa postérité, et à regarder à terre pour compter les grains de sable, les fils d’Israël sont de même invités à lever les yeux vers le ciel et à regarder en bas vers la terre. Ce regard contemplatif leur fera supporter les injures. Dieu est le plus fort. Sa victoire sera éternelle. La fin du poème laisse pressentir un salut plus grand que le retour de l’exil. Ainsi s’ouvre-t-il plus largement que jamais sur l’avenir dans des dimensions inconnues et imprévisibles embrassant le destin du monde entier.

Seigneur, viens réveiller en nous l’amour de l’Église et de nos communautés. Aimer l’Église en un temps où l’on dit tant de mal d’elle et où l’on aperçoit en elle bien des fautes, bien des choses qui font souffrir des victimes et qui nous font parfois devenir durs vis-à-vis d’elle. Mais je ne puis me passer d’elle parce que tout ce que j’ai, je l’ai reçu d’elle : En quoi serais-je crédible, si l’Église n’était pas derrière moi ?

Dimanche 22                                                                                                                             Psaume 74 | Ps 111

Dieu mon Roi depuis toujours accomplit des délivrances au milieu de la terre (v. 12) : de même qu'il est venu une seule fois dans la chair, de manière visible, de la même manière, pour sauver chaque âme personnellement, il vient chaque jour et cela dans l'Esprit et de manière invisible. Il illumine ainsi de son invisible présence le cœur de chacun. Il vient nous sauver.                                                                    Bernard de Clairvaux


Date de création : 17/02/2020 @ 09:16
Dernière modification : 17/02/2020 @ 09:16
Catégorie : FP 2019-2020
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