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UNION DE PRIERE

    Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

              tél. + télécopie 04 75 60 85 51, uniondepriere@gmail.com

                CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Dimanche 27 oct. Pour méditer le Ps 22.7 : Et moi, je suis un ver et non plus un homme. « L'homme requiert la véritable humilité spirituelle et trouve son cœur lorsqu’il prend conscience qu’il est indigne d’un Dieu tel que le Christ. L’humilité lui permet alors de recevoir et d’accepter la vérité révélée par le Christ. Ce consentement lui procure la grâce qui nous guide dans la découverte de notre cœur, nous donnant le courage de reconnaitre son impureté. La vraie humilité implique de nous tenir sincèrement face à la double vérité du Christ et des souillures dissimulées en nous. Ainsi la grâce de Dieu répand Sa Lumière dans notre âme enténébrée. Ce n’est que lorsque Dieu nous illumine de Sa grâce que nous pouvons voir la véritable lumière de notre propre existence. Il n’existe pas de plus grand miracle dans le monde que ce moment où l’Incréé s’unit au créé.

Archimandrite Zacharrias "L’homme caché du cœur" p. 245

Lundi 28 octobre (livret de prière p. 49)                                                                      Matthieu 23.1-12 | Psaume 76

Matthieu 23.3 est le 777e verset du Nouveau Testament (Matthieu 20.18 étant le 666; selon un décompte basé sur le découpage en verset de la Bible Segond). Rassurez-vous je n’ai pas basculé dans un ésotérisme kabbalistique mais je remarque que ces deux versets mentionnent les scribes et à travers eux toute forme d’esprit religieux qui aboutit à s’opposer au Messie Jésus. Le vice profond de cet esprit religieux qui se manifeste aussi chez les chrétiens et également parmi les incroyants d’aujourd’hui c’est de s’apparenter à l’orgueil, la plus grave des maladies spirituelles. Prendre exemple sur Moïse c’est au contraire rechercher l’humilité car comme nous le dit la Bible : « Moïse était un homme très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté » (Nombres 12.3).

Mardi 29                                                                                                               Matthieu 23.13-22 | Psaume 77

Baudelaire a intitulé un des poèmes des Fleurs du mal, « Châtiment de l’orgueil ». Ce poème évoque un docteur en théologie qui se vante de pouvoir attaquer Jésus au défaut de l’armure et qui en perd la raison. De même, ceux qui devraient faire de la Torah un délice (Ps 119.47, 70) en font un plat indigeste et au lieu du bonheur espéré (Ps 119.1), c’est la parole forte de Jésus qui retentit : Malheur ! Ce que Jésus désigne en particulier dans ces versets (et aussi dans ceux qui suivront) c’est cette tendance de la raison humaine à élaborer des casuistiques complexes qui finissent par perdre pieds avec non pas le bon sens commun, mais avec la charité. Le grand philosophe Pascal le dira avec justesse. Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. De même nous pourrions dans l’Union de prière développer une théologie du vêtement qui par son légalisme perde sa visée profonde. Seule la perspective du Royaume des cieux (v. 13) où règne la loi parfaite de l’amour de Dieu nous délivre de nos tendances à tout régler par la raison.

Mercredi 30                                                                                                   Matthieu 23.23-28 | Psaume 78.1-39

« C’est le grand nettoyage ! » C’est ce qu’écrivait notre sœur Éliane dans son commentaire il y a 15 jours. Je reprends ces termes même si ici Jésus retourne la question de la pureté rituelle de l’extérieur vers l’intérieur. En cela il reste dans la lignée des prophètes. C’est aussi le constat désabusé du Ps 78.36-37. Mais ne blâmons pas trop vite les pharisiens. Nos vies sont-elles plus ouvertes à accueillir en profondeur la vie de Dieu ? Notre cœur est-il cette bonne terre où la semence pourra porter du fruit ou n’offrons-nous à Dieu qu’un chemin caillouteux et un sol pierreux (Mt 13.4-5, 8) ? Qu’en est-il de notre christianisme occidental qui ne trouve souvent place que dans la case « loisirs » de nos agenda ? La foi, ou plutôt la spiritualité, comme moyen de bien-être et de valorisation de notre superficialité ! Est-ce là la foi du baptisé ? Dieu nous en garde.

Jeudi 31                                                                                                      Matthieu 23.29-36 | Psaume 78.40-72

Nous pourrions croire que Jésus s’est laissé emporter dans son élan critique incendiaire. Voilà les pharisiens voués au feu de la géhenne. Mais Jésus n’a pas perdu son sang-froid ni sa lucidité puisque tout son propos se termine par un « Amen ». De même le Seigneur, lassé par les infidélités incessantes d’Israël (Ps 78), ne les juge pas comme s’il était exaspéré et perdait tout contrôle, mais il prépare ainsi le chemin pour son élu, David, qui est aussi l’ancêtre de Jésus. N’est-ce pas lui qui pour manifester l’amour du père ira jusqu’à se laisser mettre dans un tombeau, et vaincra ainsi toutes les vipères et le serpent ancien, Satan.

Prière : en ce jour d’Halloween où bien des personnes se livrent aux forces de la nuit et au jeu de la mort, nous invoquons le nom de Celui qui est sorti vivant de la tombe et a détruit la mort.

Vendredi 1er novembre                                    UToussaint                                    Matthieu 23.37-39 | Psaume 79

Jour de Toussaint, jour où nous faisons mémoire de tous ceux qui comme les poussins de notre passage de ce jour ont été rassemblés par le Seigneur dans son règne. Comme nous le dévoile sobrement le livre de l’Apocalypse, l’Église du ciel et de la terre adresse au Père la prière du maranatha qui prépare celle de tout Israël qui bientôt accomplira la parole de Jésus en disant. « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ».

 

 

 

Samedi 2                                                                                                                Matthieu 24.1-14 | Psaume 80

Ce passage nous inflige une litanie de mauvaises nouvelles qui n’a rien à envier aux discours catastrophistes actuels. Certains penseurs actuels ont même développé une nouvelle science appelée « collapsologie » (ce terme est si récent que mon correcteur orthographique le souligne en rouge !). Et pourtant, les disciples de Jésus sont invités à persévérer dans la fidélité, dans l’amour et dans le témoignage. Aucune accumulation de mauvaises nouvelles ne devrait nous faire oublier que la BONNE NOUVELLE sera proclamée. Et pour la proclamer il ne faut ni se laisser égarer, ni s’alarmer mais persévérer. Puisse chaque lieu de vie fraternelle et spirituelle centré sur Jésus-Seigneur, être un lieu de cette persévérance des saints (Ap 14.12).

Dimanche 3 nov. Pour méditer le Ps 19Les cieux, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent nous parlent de la réalité et de la puissance de Dieu (Ps 19.1-7), mais seule la Parole de Sa Grâce nous sauve (v. 8 à 15). Pourtant la création c'est du grand art en matière de communication non verbale. "Que tout ce que Dieu a créé est beau ! Un petit oiseau vole sur la mer vers  l'Afrique sans repère ni boussole et nous nous perdons malgré nos cartes. Le coq chante "cocorico " à heure fixe sans réveil et sans pile. Bonnes sont les puissances cérébrales qui permettent à l'homme d'atteindre la lune au prix de milliards de dollars de carburant. Mais meilleures sont les puissances spirituelles qui permettent à l'homme d'atteindre Dieu, sa destination, sans beaucoup de carburant : rien qu'un morceau de pain grillé. Néanmoins, après avoir atteint la lune, les Américains y ont dressé l'inscription : Les cieux racontent la Gloire de Dieu."

                                                           Paissios l'athonite, Avec amour et douleur pour le monde contemporain, p. 124-125

Lundi 4 novembre (livret de prière p. 57                                                                    Matthieu 24.15-22 | Psaume 81

Le grand risque auquel Jésus fait allusion, c’est celui de la confusion. La violence inouïe des événements annoncés risque de tellement nous bousculer que nous pourrions prendre de mauvaises orientations ou au contraire nous laisser tétaniser sur place. Mais dans cette confusion quelques « ancres » nous sont indiquées pour ne pas être emportés en tous sens. Tout d’abord, il y a la Parole de Dieu qui joue son rôle avertisseur (v. 15). Les principes de vie posés par Dieu demeurent comme l’indique la mention du shabbat (la liturgie et les sacrements ont aussi cette vocation de points de repère dans un monde de confusion ; de même la prière, la louange, la dîme…). Il y a enfin le rappel de la bonté du Dieu-Père qui réduira la durée de l’épreuve.

Mardi 5                                                                                                                 Matthieu 24.23-31 | Psaume 82

La confusion est le signe d’un monde où la Parole de Dieu n’a pas retenti. Quand Dieu parle, la lumière jaillit et le chaos s’ordonne. La « parousie du Verbe » (la venue glorieuse de Jésus) produit le même effet et annonce la nouvelle création dont nous parlera la fin du livre de l’Apocalypse. Il en va de même du son de la trompette (ou du shofar) qui dans le brouhaha du cosmos en déliquescence fait entendre clairement le signal de la victoire du Fils de l’homme. Ce rassemblement final des élus (v. 31) viendra conclure tout le labeur d’unité pour lequel l’Union de prière intercède.

Mercredi 6                                                                                                            Matthieu 24.32-36 | Psaume 83

Dans la feuille de prière précédente (mercredi 17 octobre), il était déjà question d’un figuier (Mt 21.18 = 700e verset de Matthieu). Éliane Stengel nous invitait à rejeter le doute qui nous prive des promesses du Seigneur. S’il est bien une affirmation de foi où le doute s’est développé, c’est tout ce qui concerne la venue en gloire de Jésus. Ici le figuier qui fleurit devient un symbole destiné à fonder notre espérance : « Sachez qu’il est proche ». Mais en même temps que nous affirmons le maranatha il nous est aussi rappelé que seul le Père connaît le jour et l’heure. Certitude de la foi et abandon à la grâce.

Jeudi 7                                                                                                                  Matthieu 24.37-42 | Psaume 84

Pour la Bible, certains événements ont valeur de paradigme. Ainsi pour ce qui concerne la génération du déluge qui fut aussi un temps de paroxysme du mal. La tromperie du mal est qu’il nous pousse à le banaliser et donc à nous y installer : comme Loth au milieu de Sodome (Genèse 19), ou comme les moqueurs du Psaume 1 qui avant d’être assis, étaient en marche, se sont immobilisés debout et ont pris place dans la méchanceté. C’est aussi l’histoire de la grenouille plongée dans une marmite d’eau froide et qui ne réagira pas quand on se mettra à chauffer et finira ébouillantée. L’appel à veiller est donc aussi un appel à discerner et à repousser séductions et compromissions.

Vendredi 8                                                                                                            Matthieu 24.43-51 | Psaume 85

Dans ma Bible, au-dessus de ce passage (et du chap. 25), j’ai écrit le nom d’André Cornette. Il y a bien des années il avait commenté ce texte dans une retraite de l’Union de prière. Il proposait de lire cette fin de chapitre comme un avertissement aux « pasteurs » (conducteurs spirituels). La faute du mauvais serviteur n’est pas d’être oisif et de négliger son service, mais de croire que son savoir – « Mon maître tarde à venir » - lui donne la liberté d’agir à sa guise. A nouveau (voir ci-dessus 28-29 octobre) c’est l’orgueil qui pointe son nez. Le mauvais serviteur se croit « maître » de la situation dans cet intervalle de l’absence du maître. A certaines époques les chrétiens ont incarné cela en cherchant à diriger au plan politique, à d’autres en misant tout sur la raison.

 

Samedi 9                                                                                                                Matthieu 25.1-13 | Psaume 86

J’avais été chargé d’étudier ce texte lors de la Retraite de 2012. Je l’avais illustré avec quelques tableaux du peintre belge et surréaliste, Paul Delvaux. Ces peintures donnent l’impression d’être dans un rêve : tous les personnages et les objets sont familiers, mais rien ne correspond à la réalité. Il en va de même avec cette parabole qui raconte une situation tout à fait plausible et pourtant il y a aussi quelque chose d’étrange dans ce retard du marié et dans l’imprévoyance de cinq des dix vierges. On pourrait parler de dissonance comme quand pour la musique l’harmonie est brisée par l’émergence de notes discordantes. C’est bien le cas ici : un cri retentit et déchire le calme de la nuit ; l’harmonie du groupe est brisée et aucun « accord » de partage de l’huile n’est possible ; pas de happy end face à cette porte fermée. A nouveau il est demandé de veiller. Nous pouvons le comprendre comme l’exhortation à rester au diapason du Seigneur.

Dimanche 3 nov. Pour méditer le Ps 22.23-32. "Quand nous participons au culte le dimanche nous ressemblons un peu aux prophètes de l'Ancien Testament qui prévoyaient, parfois en détail, les événements à venir, mais qui n'en faisaient pas l'expérience. Ainsi, David a révélé, dans une vision de l'Esprit, la Passion du Christ (v. 1-22) et Sa résurrection (v. 23-32), mais sans entrer dans ce mystère. C'est un peu comme cela que nous vivons le mystère de l'Esprit au culte, puis, un jour, nous en faisons l'expérience parce que la mort à nous-mêmes nous a libérés de notre ego. Le Christ que nous cherchions est là et nous nous prosternons devant Lui, entouré de l'Église du ciel et de la terre. Nous ne comprenons pas ces choses mais nous les vivons, tout comme nous vivons sans les comprendre les battements de notre cœur et de nos paupières, la circulation de notre sang et notre respiration, le surgissement de la joie et de la peine, de la vie et de la mort. Nous ne comprenons pas mais nous croyons et nous rendons grâces."

                                                                                                       Archimandrite Aimilianos, le culte divin, p.153-155.


Date de création : 30/10/2019 @ 14:09
Dernière modification : 30/10/2019 @ 14:09
Catégorie : FP 2019-2020
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