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Feuille de prière 2018-2019 - FP 2018-19, 31+32

UNION DE PRIERE

  Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

              tél. + télécopie 04 75 60 85 51, uniondepriere@gmail.com

                 CCP : France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Rédacteurs : Monique et Bernard Dunant

Lundi 22 avril (livret de prière p. 101 ou p. 121)           1er sujet : le Réveil des Eglises             Matthieu 28.9-15 | Ps 67

« Je vous salue », ou « réjouissez-vous » : cette parole de Jésus rassure les femmes après ces 2 jours de souffrance, et il ajoute : « soyez sans crainte… ». Mais la suite du récit est plus sombre. Les hommes de la garde romaine (mentionnés par Matthieu seulement) dépendent de Pilate. Vu le souci des Romains quant à l’intégrité d’une tombe (emporter un corps était un viol passible de la peine capitale, Archéobible p.1431), on peut comprendre qu’une somme d’argent soit versée aux soldats. La corruption n’est pas d’aujourd’hui !  Ainsi la version de l’enlèvement de Jésus ‘s’est répandue jusqu’à ce jour’, comme l’écrit Matthieu à la fin du 1er siècle.

Seigneur, donne nous d’être sans crainte, comme tu l’as dit aux Femmes, garde nous fidèles dans la prière pour le Réveil, alors que le ‘monde’ ne connaît pas encore ta Résurrection .

Mardi 23                                       2ème sujet : le salut du peuple juif                                          Matthieu 28.16-20 | Ps 68

Le Messie est entré dans son règne : Je suis avec vous tous les jours, en tout temps, jusqu’au bout. L’œuvre qu’il devait accomplir pendant son incarnation est terminée, il nous accorde sa présence pour que nous puissions achever la nôtre (Commentaire bibl. Emmaüs). Si le Christ n’avait pas ordonné à ce moment-là le baptême au nom de la Trinité, il n’aurait probablement pas été pratiqué si tôt après la Pentecôte (Actes 2.41). La justification de ce sacrement tel que nous le pratiquons vient de l’exhortation du v. 19 : Allez, faites de toutes les nations des disciples…

Seigneur, avec l’illumination d’Israël, que notre prière s’ouvre à toutes les nations.

Mercredi 24                                      3ème sujet : l’unité de l’Eglise                                1 Corinthiens 7.1-7 | Ps 69

La lettre dans laquelle les Corinthiens posent différentes questions à l’apôtre quant à la vie de la Communauté n’est pas connue. Il est intéressant de voir que les problèmes exposés par les Corinthiens provenaient des différentes cultures représentées dans leur Eglise – juive, grecque, romaine -  chacune ayant sa manière d’envisager le mariage. Paul apporte une manière nouvelle de le concevoir, qui tranche avec ce qui se pensait à l’époque. Ce n’est pas l’homme qui dirige le couple, il s’agit bien de consentement mutuel, à l’écoute de l’Esprit-Saint.

Seigneur, comme tu veux l’unité dans le couple, donne l’unité à ton Eglise

Jeudi 25                                     4ème sujet : l’avènement de Jésus                             1 Corinthiens 7.8-16 | Ps 70

Fort de la promesse faite à l’homme puis à Abraham (Gn 2 et 17.7), Paul met l’homme et la femme sur le même plan, et il insiste ! Le conjoint croyant sanctifie le conjoint non-croyant, et vice et versa… et vos enfants sont saints (dans l’anthropologie sémitique, les enfants sont considérés comme un seul être avec les parents, TOB). Dieu nous a appelés à vivre en paix, Il nous donne une liberté incroyable. Les couples qui passent par un temps difficile quel qu’il soit peuvent d’appuyer sur cette promesse ; elle est là, même s’il faut aller jusqu’à la séparation. Rupture, réconciliation, Dieu nous sanctifie dans toutes les situations, œuvre du St-Esprit en nous.

Notre Père…que ton nom soit sanctifié…que ton règne vienne.

Vendredi 26   V           La croix                        1 Corinthiens 7.17-24 | Ps 71

Restez là où le Seigneur vous appelle. Paul parle non seulement par rapport à la circoncision, mais aussi au statut social. Lorsque, dans les années 30, notre père, pasteur en Ardèche, parlait à de jeunes paysans qui voulaient, suite à leur conversion, tout quitter pour faire des études bibliques ou de la théologie, il leur disait ‘restez sur votre terre, là est votre témoignage’. Au chapitre II de la Charte, dans les § 82 et 83, l’Union de prière invite ses adhérents à vivre leur vie chrétienne au sein de leur Eglise locale. L’appel à un ministère particulier n’est pas développé par Paul dans cette partie de l’épitre, sinon au v. 17 : que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite.

Samedi 27                                      L’Eglise et les sacrements                                1 Corinthiens 7.25-40 | Ps 72

En parlant des ‘vierges’, il s’agit bien de toute personne non mariée, homme ou femme. Le temps est court : Paul pense à l’imminence de la deuxième venue de Jésus, d’où son insistance pour le célibat.  Mais pour nous, dans ce ‘temps des nations’ qui semble s’allonger beaucoup, nous avons aussi la joie – et les soucis – de l’obéissance à l’ordre de Dieu « croissez et multipliez ». Il est remarquable de voir la largesse d’esprit de cet apôtre parfois considéré comme trop exigeant et strict. Marié ou non marié, femme ou homme, il y a égalité dans le plan de Dieu, Paul est dans l’économie de la grâce.

Seigneur, donne à ton Eglise, à ses ministres, sagesse et écoute de l’Esprit dans toutes les décisions qu’ils sont appelés à prendre.

Rédacteur : René Schaerer

Dans les textes de cette semaine Paul a le souci des membres de l’Eglise dans leur diversité : citoyens libres et esclaves, chrétiens d’origine juive et d’origine païenne, personnes qui connaissent bien la Bible et personnes qui la découvrent (« tous n’ont pas la connaissance » (8.7). Tout au long de ces chapitres Paul fait appel, quand il s’adresse aux juifs, à des textes de la Torah écrite et de la tradition orale du judaïsme. Quand il s’adresse aux pagano-chrétiens, il emploie le langage commun et « parle comme à des personnes raisonnables » (10.15).  Comme il le dit encore en 1 Co 9.22, il se « fait tout à tous. » J’essaie, pour ma part, dans ces notes, de repérer son cheminement.

Lundi 29 (relire la Charte)                           1er sujet : le Réveil des Eglises                           1 Corinthiens 8 | Ps 73

Saint Paul a gardé de sa formation auprès de Gamaliel la méthode de réflexion et d’enseignement de son maître : elle consiste à partir d’une question concrète, - ici, la question de la viande qu’on peut ou ne peut pas manger - pour affirmer et développer un enseignement théologique : Dieu est « Un ». En grec comme en hébreu, le mot ne signifie pas seulement « unique » ou « seul », mais à la fois « unique » et « Un » comme l’affirme Dt 6.4 (Ecoute Israël…le Seigneur est « Un »). Le Messie - « Christ » - est, lui aussi, « Un », dans l’unité de Dieu, depuis avant la création du monde. Puis Paul emploie un langage plus commun : ayant le même Père, nous sommes frères et sœurs et obligés à des égards réciproques : je ne mangerai que ce qui ne fait pas tomber mon frère.

« Si quelqu’un aime Dieu, Il est connu de lui » (v. 4) Nous aimerions Te connaître mieux, Seigneur. Mais quelque chose passe avant ce désir de connaissance : T’aimer et découvrir que, le premier, Tu nous connais. C’est l’expérience du Réveil. Fais-nous la vivre et revivre, dans notre Eglise.

Mardi 30                                          2ème sujet : le salut du peuple juif                          1 Corinthiens 9.1-18 | Ps 74

Comme hier, Paul part d’une question très concrète, son droit à vivre de son ministère d’apôtre. Pour ses lecteurs juifs, il tire son enseignement d’un passage de la Torah. Ce passage (Dt 25.4) concerne le « boeuf qui foule le grain » mais, comme le fait le commentaire de la tradition orale du judaïsme, il applique ce passage à l’homme[1] et à lui-même. Une seconde allusion à la Torah (v. 13) confirme la première citation et, fait très rare chez Paul, elle est confirmée enfin par un enseignement de Jésus lui-même (v. 14). Pour les non juifs de l’Eglise de Corinthe, l’argument est tiré de la vie civile ordinaire : seul un esclave n’est pas salarié. Retenons, bien sûr, l’enseignement lui-même : nos pasteurs ont droit à un salaire et à une vie de famille !

Sois loué, Seigneur, pour la fidélité séculaire du peuple juif à l’étude de la Torah et à sa mise en pratique !

Mercredi 1er mai                               3ème sujet : l’unité de l’Eglise                             1 Corinthiens 9.19-27 | Ps 75

Nous avons lu hier au v. 17 que c’est en se considérant comme un esclave du Seigneur que Paul n’a pas revendiqué le salaire auquel il avait droit. Il poursuit aujourd’hui (v. 18). N’est-ce pas un tour de force de sa part que de se faire « tout à tous » (v. 22) tout en évitant de ne choquer personne ! (8.13). Dans cette Eglise de Corinthe qui réunissait des gens de culture et de situation sociale si différentes. Le risque de divisions était grand ! (1 Co 1.10 et suiv.)

Seigneur Jésus qui as réuni Tes disciples sur la colline de l’Ascension, veuille rassembler maintenant, dans l’attente de Ton retour,  toutes les Eglises, dans l’unité pour laquelle tu as prié.

Jeudi 2                                       4ème sujet : l’avènement de Jésus                            1 Corinthiens 10.1-13 | Ps 76

L’exhortation de Paul nous met en garde aujourd’hui contre nos désirs quand ils deviennent une source de débauche et d’infidélité. Dieu n’avait-il pas tout donné à Israël ? Voyez toutes les bénédictions dont il avait été comblé après la sortie d’Egypte (v. 1-4). Il y avait même, selon la tradition orale, un rocher qui suivait les hébreux d’étape en étape et qui cessa de donner de l’eau à la mort de Myriam (Nb 20.1 & 2). Malgré cela, la Torah « écrite » (v. 12) rapporte au moins quatre exemples d’infidélité et de débauche entraînées par la convoitise. Heureusement, pour tous ses lecteurs, judéo- et pagano-chrétiens, Paul affirme que résister à ces tentations est à la portée de tout homme (v. 13) parce que Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au delà de nos forces.

« La fin des temps approche » (v. 11). Notre Père, tu nous a donné cette promesse et tu as confié à l’union de Prière une prière pour que tu hâtes son accomplissement. Amen ! Que Ton règne vienne !

Vendredi 3                                                   La croix                                            1 Corinthiens 10.14-22 | Ps 77

« La coupe de bénédiction que nous bénissons… » Cette coupe n’est pas ici d’abord celle de la Sainte Cène mais celle du repas de la Pâque juive[2]. Elle ne doit avoir rien de commun avec les libations d’un sacrifice païen (v. 20) ! Il faut en effet faire un lien entre l’exhortation du v. 14 (« fuyez l’idolâtrie ») et le v. 8 qui se référait au péché de Baal-Péor dans le désert (Nb 25.1 & 2). Cette coupe, pour laquelle Jésus lui-même a rendu grâce (Lc 22.17), nous met en communion avec Lui et fait de l’Eglise un corps « Un ». Par la communion en son sang et en son corps, Jésus réunit judéo-chrétiens et pagano-chrétiens. Participer à ce corps, dans la sainte Cène, rend impensable l’union avec l’idolâtrie.

Nous t’aimons, Seigneur Jésus, toi qui, des deux peuples n’en a fait « qu’ Un » par ta croix (Ep 2.14).

Samedi 4                                        L’Eglise et les sacrements                    1 Corinthiens 10.23-11.1 | Ps 78.1-39

La dernière lecture de cette semaine récapitule toute une partie des chapitres précédents. Saint Paul appelle de nouveau ses lecteurs à « n’être pas pour autrui une occasion de chute. » Dans ce passage, il ne cite pas la Torah mais le Psaume 24, (lui-même en écho, il est vrai, à Ex 19.15). Il évoque aussi, me semble-t-il, la tradition orale du judaïsme en se référant à la bénédiction d’après le repas (« birkat hamazone ») dont il laisse entendre, qu’au fond, elle sanctifie tout ce que nous mangeons (v. 30). L’argument destiné aux non-juifs de la communauté va de soi : si vous êtes libres en Dieu, personne ne peut juger l’usage que vous faites de votre liberté ! Pour nous tous, le but de la vie doit être la gloire de Dieu et la ligne de conduite, en toute chose, l’imitation de Jésus, le Christ.

« A Toi la gloire, Ô ressuscité ! A Toi la victoire, pour l’Éternité ! »



[1] Un long passage du Talmud commente ce passage de Dt 25.4 pour discuter à partir de quel moment de la récolte d’un produit de la terre on ne peut plus en manger sans en avoir prélevé la dîme.

[2] Si les pains sans levain (« matstot ») sont prescrits dans la Torah, la première coupe du Séder est instituée par la tradition orale.


Date de création : 27/04/2019 @ 15:54
Dernière modification : 27/04/2019 @ 15:54
Catégorie : Feuille de prière 2018-2019
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