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UNION DE PRIERE

Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

                                     uniondepriere@gmail.com

                CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Rédacteur : Christian Jullien

Chaque paragraphe est suivi d’une citation en italique de Suzanne de Dietrich extraite de l’opuscule « La croix », trois méditations données en 1936 et publiées en 1941.

Lundi 20 avril (livret de prière p. 95)                     1er sujet : le Réveil des Églises          2 Samuel 13.23-39 | Ps 73

Absalom est déterminé. Par contre David se montre plutôt hésitant, comme s’il pressentait un drame. Alors qu’il refuse l’invitation pour lui-même, il finit par céder en l’acceptant pour ses fils. La fête de la tonte des brebis s’avère être un traquenard. Absalom fait assassiner Amnon devant tous ses frères. Peut-être voulait-il initialement que David, qui n’avait pas puni le violeur, en soit aussi témoin et en souffrir. 

Déjà les prophètes avaient compris qu’on ne peut racheter une faute intérieure par des réparations extérieures. Ce que l’Éternel réclame… c’est un cœur contrit et brisé… Il n’est de retour à Dieu que par la repentance.

Mardi 21                                      2ème sujet : le salut du peuple juif                             2 Samuel 14.1-24 | Ps 74

Les années passent. Absalom s’est réfugié chez son grand-père maternel. Joab décide d’intervenir auprès de David. Il bâtit un scénario astucieux en utilisant les services d’une femme. Est-ce par calcul et ambition personnelle, ou par affection pour le roi qui souffre de l’absence de son fils ? La réponse de David, une sorte de « oui mais », est assez décevante et infructueuse. Elle n’ouvre ni un chemin de repentance chez Absalom, ni de pardon chez David.

Celui qui vit jour après jour du pardon de Dieu ne peut pas ne pas devenir miséricordieux aussi envers ses frères, les hommes… Pour eux comme pour lui il y a une voie ouverte. Celui qui a été cloué [sur la croix] a vaincu le monde.

Mercredi 22                                    3ème sujet : l’unité de l’Église                         2 Samuel 14.25-15.12 | Ps 75

Encore une manœuvre : l’incendie du champ de blé. Joab d’abord sourd aux appels d’Absalom finit par obtempérer devant tant d’insistance. Il se rend chez le roi et le convainc d’accueillir son fils. Absalom se prosterne, David l’embrasse. C’est tout ! On aurait attendu un dialogue en vérité entre le père et le fils. Au contraire, comme les lutteurs qui ont remporté une victoire, Absalom se prépare à de nouveaux combats, en sapant l’autorité du roi auprès du peuple.

La vie du chrétien est une descente dans la vérité. Elle s’établit d’abord dans nos relations avec Dieu et ensuite dans nos relations avec les autres.

Jeudi 23                                    4ème sujet : l’avènement de Jésus                             2 Samuel 15.13-29 | Ps 76

En s’appuyant sur une certaine lassitude du peuple à l’égard du pouvoir, Absalom bâtit sa propre popularité. Il sait parfaitement se mettre en avant, flatter la population, critiquer le roi. Les mêmes stratagèmes ne sont-ils pas courants dans bien des sphères de pouvoir jusqu’à nos jours ? Plaise au Seigneur qu’ils ne le soient ni dans l’Église ni dans nos familles. De son côté, David vaincu s’enfuit et laisse l’arche de l’alliance à Sion. Il renonce à utiliser Dieu à son profit. 

Notre communion avec le Christ n’est pas une communion sentimentale. Elle consiste à croire ce qu’il dit et à vouloir ce qu’il veut.

Vendredi 24                                                                     La croix                       2 Samuel 15.30-16.4 | Ps 77

Les pleurs de David, tête couverte et pieds nus, manifestent tout un éventail d’émotions. D’abord sa grande tristesse : trahi par son fils, rejeté par une grande partie du peuple, destitué de la royauté, fuyant tel un renégat. Puis, sans doute aussi, sa repentance devant Dieu. Enfin ses larmes illustrent le contraste entre ce que fut la joie débordante de l’entrée de l’Arche à Jérusalem (2 S 6.14) et la déchirure que représente la fuite loin d’elle.

L’obéissance du Christ a été inconditionnelle et sans réserves. Il faut que la nôtre le soit aussi…Et le mouvement par lequel l’homme s’offre à Dieu, s’offre à lui dans la repentance et l’amour, entre dans ses desseins rédempteurs, c’est la prière.

 

 

 

Samedi 25         Veille de Quasimodo          L’Église et les sacrements            2 Samuel 16.16-29 | Ps 78.1-39

Certes Schiméi ne s’honore pas en insultant David déjà effondré, mais il montre par là une profonde blessure personnelle et une haine longtemps contenue. Même le fait qu’il mette sa vie en danger ne le retient pas car il peut enfin déverser sa colère. Ses griefs ne sont peut-être pas tous fondés, mais l’accusation « d’homme de sang » sonne juste et David l’accepte. Il sait bien que la construction du Temple lui a été refusée par le Seigneur en raison de ses multiples guerres et du sang versé (1 Chr 22.8 et 28.3).

C’est d’obéissance en obéissance que nous marcherons de certitude en certitude.

Rédacteur : René Schaerer

Lundi 27 (livret de prière p.101)                   1er sujet : le Réveil des Églises            2 Samuel 17.1-23 | Ps 78.40-72

Un thème constitue le « fil rouge » de tous les textes de cette semaine : le maintien de l’unité des douze tribus d’Israël. Elle a été réalisée par David (2 S 5) après la conquête de Jérusalem, il y a à peine trente ans et la voilà menacée. La politique s’en mêle mais le Seigneur « a commandé de faire échouer le conseil d’Ahitophel ». La tradition juive fait d’Ahitophel non seulement un conseiller mais un ami et un maître de David ; il avait le don de percevoir les plans du Seigneur (16.23) mais il s’était attribué ce don comme une qualité personnelle et rêvait de devenir roi ; la tradition juive le désigne, avec Balaam, comme l’un des deux qui n’hériteront pas du monde à venir.

Je n’ai pas le don d’Ahitophel et ne sais pas ce qui se passera le 27 avril mais je prie, avec vous,  pour ceux qui, dans notre pays,- et ailleurs, - ont à prendre des décisions difficiles. Seigneur, donne-leur de suivre le conseil que Tu inspires, même si, comme celui d’Housaï, il n’est pas objectivement le bon.

Mardi 28                           2ème sujet : le salut du peuple juif                                   2 Samuel 17.24-18.18 | Ps 79

Note : quand le texte parle du « peuple » que David passe en revue, il s’agit de sa garde, jusque là placée sous le commandement de Joab. Il y a bien là, sans doute, des soldats de la tribu de Juda mais cette garde semble être constituée de mercenaires, dont certains sont étrangers et même philistins, par exemple, Ittaï le Guittite. C’est cette garde qui fait sa force, depuis 1 S 22.2.

Quelles terribles et sanglantes batailles ! Quelle tristesse que la mort d’Absalom (« père de paix ») !  Faut-il que l’unité fragile de Juda et des dix autres tribus soit à ce prix là ? Jusqu’où ira, SEIGNEUR, cette colère qui n’en finit pas, cette ardeur qui brûle comme un feu ? (Ps 79.5)

Pour ce mardi, associons-nous à ce fragment de la prière quotidienne juive : « Fais retentir le grand Shofar de notre liberté ; brandis l’étendard du rassemblement de nos exilés et, des quatre coins du monde, rassemble-nous dans l’unité, sur notre terre. Bénis es-Tu, Seigneur, qui rassembles les dispersés de ton peuple Israël » (Amida, 10ème bénédiction)

Mercredi 29                                     3ème sujet : l’unité de l’Église                          2 Samuel 18.19-19.9a | Ps 80

Il y a deux parties dans cette longue lecture :

1) L’annonce de la mort d’Absalon (18.19 à 19.9) : je souligne un mot qui est particulier à l’hébreu : « annoncer une bonne nouvelle  basar ») que la Septante traduit d’ailleurs par « évangéliser ». Il revient neuf fois. Quelle terrible bonne nouvelle ! David va devoir consentir à la mort de son fils pour poursuivre sa vocation d’oint du Seigneur. Impossible consentement, n’est-ce pas ? Dieu, notre père, n’a-t-il pas lui aussi consenti à la mort de son Fils unique pour que nous soit annoncée la bonne nouvelle de notre salut ?

2) Deuxième partie : la préparation du retour de David et le rétablissement de l’unité des douze tribus d’Israël (19.9b à 19.19a). 

Comme chaque jour et comme chaque mercredi plus spécialement, nous prions pour l’unité des églises. Nous pouvons discerner, au travers des mots de cette lecture, que l’unité de l’Église a quelque chose à voir avec le retour du Messie.Seigneur, ôte ce qui en moi, ôte ce qui en mon Église, s’oppose à l’unité que Tu attends pour rétablir le règne de Ton Messie !

Jeudi 30                                     4ème sujet : l’avènement de Jésus                            2 Samuel 19.9b-41a | Ps 81

Quand nous prions pour la seconde venue de Jésus, nous acceptons aussi son jugement et sa sentence. Le retour de David nous en donne une illustration prophétique : Amasa est réhabilité ! Shiméi est pardonné ! Mephibosheth voit ses excuses acceptées, Barzillaï et récompensé : on croirait entendre David lui dire, comme Jésus en Mt 25 : « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à mangé, j’ai eu soif…etc. » Et sa récompense s’étend à la deuxième génération ! Pourquoi, alors avoir peur du jugement dernier ?

Un verset de la lecture d’hier nous appelle, en ce temps où le monde entier est éprouvé, à prier avec plus d’insistance le quatrième sujet : « Qu’attendez-vous maintenant pour faire revenir le roi ? » (2 S 19.11b) « Amen, viens Seigneur Jésus ! »

Vendredi 1er mai                                         La croix                                          2 Samuel 19.41b-20.3 | Ps 82

La rupture, évitée de justesse par le retour de David, se produit à nouveau. Les tribus du Nord ont raison : elles ont été les premières à proposer de faire revenir David (19.11) et les voilà qui accusent Juda de leur avoir « volé » le roi en l’accaparant dès sa traversée du Jourdain! La réponse de la tribu de Juda est exacte, elle aussi, mais combien hautaine et « dure » (19.41) ! C’est pourquoi Sheba fils de Bikri, un « vaurien », n’a aucune peine entrainer les dix tribus à faire sécession et à renier David comme le Messie d’Israël : «  Pas de part pour nous avec David, pas de patrimoine pour nous avec le fils de Jessé ! Chacun à ses tentes, Israël ! »

Seigneur Jésus, fils de Jessé, nous n’avons aucun droit de propriété sur Toi. Tu es le Roi de tous et ta mort en croix est le salut de tous. Devant la croix, nous te prions pour celles et ceux qui font sécession parce que nous t’avons accaparé ou avec qui nous n’avons pas su partager ton salut.

Samedi 2                                       L’Église et les sacrements                                    2 Samuel 20.4-26 | Ps 83

Le dessein de Dieu est bien l’unité des douze tribus d’Israël autour du Roi-Messie. Mais à quel prix le Seigneur doit-il accepter qu’il s’accomplisse ! Guerre fratricide, mort violente d’Amasa, siège d’Abel-Beth-Maaka, meurtre de Sheba. 

C’est dans ce monde où sévit la violence que Jésus est venu, car … Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec beaucoup de patience des vases de colère tout prêts pour la perdition, et ceci afin de faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde que, d’avance, il a préparés pour la gloire (Ro 9.22-23).

La Sainte Cène, dont nous sommes privés en temps de confinement, ne nous rappelle-t-elle pas que Jésus est, par excellence, le « vase de la miséricorde » ?


Date de création : 20/04/2020 @ 07:38
Dernière modification : 20/04/2020 @ 07:38
Catégorie : FP 2019-2020
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